SGA

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Une réponse globale aux désordres posturaux

Présentation de la méthode : principes, biomécanique, chaînes musculaires, posture dans sa globalité.

Des causes multiples aux désordres posturaux

De nombreux facteurs externes ou internes entraînent des déséquilibres posturaux :

  • Gravité , travail sédentaire prolongé, usage intensif du téléphone, gestes répétitifs, postures asymétriques
  • Grossesse, blessure ancienne, adhérences fasciales, arthrose, scoliose

Ces contraintes provoquent des compensations musculaires inconscientes, altèrent l’alignement du squelette et entraînent douleurs chroniques et fatigue musculaire. Une simple entorse de cheville peut, par effet de chaîne, entraîner des douleurs lombaires plusieurs années plus tard. Au fil du temps toutes ces désordres posturaux vont provoquer un vieillissement prématuré de l ‘organisme.

Les symptômes sont variés :

  • Port de tête vers l’avant, douleurs cervicales, engourdissements
  • Épaules enroulées, perte de mobilité
  • Dos rigide ou cambré, douleurs discales
  • Bassin désaligné, sciatiques, lombalgies
  • Fatigue posturale en station debout, fourmillements, limitation articulaire

Voici quelques exemples parmi d’autres de compensation posturals pendant la grossesse : Hyperlordose lombaire, bascule antérieure du bassin, hypercyphose dorsale, projection de la tête vers l’avant, verrouillage des genoux en extension…

SICONEM 

Contrairement à la kinésithérapie classique, qui s’est d’abord focalisée après-guerre sur la rééducation des muscles dynamiques (pour remettre les soldats alités en mouvement), la RPG et le SGA remettent au centre les chaînes musculaires de la statique — ces muscles profonds, raides, constamment sollicités pour maintenir notre posture érigée.

Ces muscles fonctionnent selon des logiques de chaînes, ou plus précisément de SICONEM (Systèmes Intégrés de Coordination Neuro-Musculaires), comme les nomme Souchard. Il en distingue huit principales :Suite inspiratrice, grande suite postérieure, grande suite antérieure, suite latérale de la hanche, suite antéro-interne de la hanche, suite antérieure du bras, suite supérieure de l’épaule et la suite antéro-interne de l’épaule

LE MUSCLE : entre élasticité, tonicité et fragilité

Un muscle postural possède deux qualités essentielles : extensibilitéet rétractilité, à l’image d’un élastique. Or, un muscle sollicité excessivement, contracté en permanence ou hypertrophié (comme chez certains pratiquants de musculation), perd sa longueur initiale, se raccourcit, se rigidifie… et devient fonctionnellement faible.

Un muscle trop court perd en amplitude, en réactivité et finit par tirer sur les structures articulaires. C’est pourquoi l utilisation du SGA permet non seulement de prévenir les blessures (tendinites, déchirures, lumbagos, hernies discales…), mais aussi d’ améliorer leur coordination, leur souplesse, et leurs performances globales.

Les compensations posturales, bien que confortables à court terme, deviennent à la longue pathogènes. Lorsqu’on se « tient droit » et que cela fait mal, ce n’est pas une faiblesse de volonté, mais une désorganisation profonde du système postural. On ne peut pas corriger une posture figée sans désamorcer les tensions qui l’ont produite.

Grâce à une pratique régulière, qualitative, et respectueuse des capacités du corps, le SGA permet de déprogrammer en douceur ces attitudes figées. Le corps retrouve une posture libre, fluide et non contrainte.

UNE METHODE POSTURALE , fonctionnelle et régulatrice

Le SGA vise un réajustement global de la posture, une restauration des amplitudes articulaires et une meilleure coordination neuromusculaire. Il agit sur :

  • la posture statique debout et assise,
  • la fluidité du mouvement,
  • les fonctions physiologiques fondamentales (respiration, digestion, équilibre),
  • et le système nerveux, via la proprioception et la régulation du tonus musculaire profond.

PRINCIPES FONDAMENTAUX du SGA :

  1. Travail sur les chaînes musculaires
    On ne travaille jamais un muscle isolément. Un étirement partiel est compensé ailleurs. Il faut mobiliser toute la chaîne de la tête aux pieds.
  2. Travail dans les trois plans de l’espace
    Le corps est tridimensionnel. Le mouvement doit respecter la logique de torsion, translation et inclinaison naturelle.
  3. Fluage et lenteur
    L’étirement est progressif, pour permettre au tissu conjonctif de s’assouplir sans résistance réflexe. La force exercée est minimale, pour éviter le réflexe myotatique.
  4. Contraction isométrique douce
    On crée une contraction musculaire de faible intensité (environ 100 grammes), sans mouvement, pour inhiber le muscle et favoriser l’étirement contrôlé.
  5. Respiration active et rythmée
    La respiration est la clef d’entrée du corps. Elle initie et rythme les postures, libère la cage thoracique, favorise l’apaisement du système nerveux autonome, et facilite l’étirement profond.

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